L’injection de résine contre les remontées capillaires

Une barrière étanche créée dans le mur
L’injection de résine est le traitement de référence contre les remontées capillaires. Le principe est simple : recréer, à la base du mur, la coupure d’étanchéité qui manque ou qui a disparu. Une résine hydrophobe est introduite dans la maçonnerie, où elle polymérise et forme une barrière continue que l’eau ne peut plus franchir.
- Barrière étanche horizontale à la base du mur
- Adaptée aux murs épais en pierre du bâti ancien
- Traitée sur une ou deux faces selon l’épaisseur
La résine agit par hydrophobie : elle tapisse les pores de la maçonnerie et empêche l’eau de monter par capillarité. Contrairement à un simple enduit de surface, elle traite le mur en profondeur, là où l’eau circule. C’est ce qui en fait une solution durable et non un cache-misère.
Cette technique convient particulièrement au bâti de Fréjus, où les murs anciens en pierre et en moellon sont épais et poreux. Nous l’appliquons dans le respect du NF DTU 20.1 pour la maçonnerie, après un diagnostic qui confirme que la cause est bien une capillarité ascendante et non une infiltration ou une condensation.
L’injection ne dispense pas de traiter les conséquences. Les enduits chargés de sels doivent être déposés, sinon le salpêtre ressort. La barrière coupe l’alimentation en eau, la reprise d’enduit macroporeux gère le séchage et les sels résiduels.
Comment nous intervenons
Nous perçons une série de trous à intervalle régulier, à la base du mur, en gardant un espacement adapté à la densité du support. La résine, sous forme de gel ou de liquide, est ensuite injectée à basse pression jusqu’à saturation de la zone. Elle diffuse dans la maçonnerie et forme la barrière continue.
Sur un mur de 40 à 60 cm, courant dans le centre ancien, l’injection se fait sur une face ou sur les deux selon l’accès et l’épaisseur. La régularité du perçage et le dosage conditionnent la continuité de la barrière, donc son efficacité.
Nous terminons par la reprise des enduits avec un mortier macroporeux, qui laisse le mur évacuer l’eau résiduelle pendant le séchage. Un enduit ciment étanche, à l’inverse, bloquerait l’évaporation et ferait remonter le problème plus haut.
Le diagnostic préalable
- Mesure à l’humidimètre, mur par mur
- Méthode au carbure pour quantifier l’eau dans la maçonnerie
- Sonde hygrométrique de l’air ambiant
- Rapport écrit : taux relevé, cause, traitement adapté
Mesure et repérage
Relevé à l’humidimètre et tracé de la ligne d’injection sur chaque mur.
Piquage des enduits
Dépose des enduits chargés de sels jusqu’au support sain.
Perçage régulier
Réalisation des trous à intervalle constant à la base du mur.
Injection de la résine
Introduction du gel ou du liquide à basse pression jusqu’à saturation.
Enduit et contrôle
Reprise en enduit macroporeux, puis contrôle du séchage dans les mois suivants.
Résultats et délais
Dès la barrière formée, le mur cesse d’absorber l’eau du sol. Le séchage de l’eau déjà présente s’étale ensuite sur 6 à 12 mois selon l’épaisseur de la maçonnerie. Le taux d’humidité redescend progressivement vers la plage saine de 40 à 60 %.
Nous revenons mesurer la descente du taux à l’humidimètre pour valider le résultat. L’injection, ouvrage structurel, est couverte par la garantie décennale, avec attestation remise avant le début des travaux.
Ce que ça coûte
L’injection se chiffre au mètre linéaire de mur traité, de 90 à 160 € le ml à Fréjus. Trois facteurs font varier le prix : l’épaisseur du mur, le nombre de faces à injecter et l’état des enduits à reprendre. Un mur mince injecté sur une face coûte moins qu’un mur épais traité des deux côtés.
La reprise d’enduit macroporeux s’ajoute au m². L’ensemble reste un investissement mesuré face aux dégâts d’une capillarité non traitée, qui revît plinthes, parquets et peintures année après année. Le diagnostic chiffre précisément le linéaire, et il est offert.
Les cas rencontrés à Fréjus
Dans la basse ville et les quartiers de la plaine de l’Argens, où la nappe reste haute, l’injection est la réponse la plus fréquente. Les rez-de-chaussée anciens y sont dépourvus de toute coupure de capillarité.
Dans le centre historique, les murs en pierre partagés entre maisons mitoyennes imposent parfois de traiter les deux faces ou de coordonner avec le voisin. Nous adaptons le plan d’injection à cette réalité du bâti ancien.
Sur les logements en rez-de-jardin proches du littoral, la charge en sel plus élevée demande un enduit d’assainissement soigné après l’injection. Le traitement est le même, la finition s’adapte.
Gel ou liquide, une face ou deux
Deux paramètres orientent le chantier. Le premier est la forme du produit : un gel, plus concentré, convient aux murs très poreux ou irréguliers ; un liquide diffuse bien dans une maçonnerie homogène. Le second est le nombre de faces à injecter, qui dépend de l’épaisseur du mur.
Sur un mur fin, une seule face suffit à obtenir une barrière continue. Au-delà d’une certaine épaisseur, l’injection des deux côtés garantit que la résine se rejoint au cœur du mur. Le diagnostic tranche après mesure.
Ces choix ne changent pas le principe, mais ils conditionnent la réussite. C’est le savoir-faire, plus que le produit seul, qui fait la différence entre une barrière continue et une barrière trouée.
- Gel pour murs poreux ou irréguliers
- Liquide pour maçonnerie homogène
- Une ou deux faces selon l’épaisseur
Un technicien SUD RENAISSANCE se déplace à Fréjus, mesure l’hygrométrie et remet un rapport écrit avec le traitement adapté.
La continuité de la barrière, tout se joue là
Une injection réussie tient à un principe : la barrière doit être continue sur tout le linéaire. Le moindre segment non traité laisse l’eau contourner l’obstacle et remonter. C’est la raison pour laquelle nous soignons l’espacement des perçages et vérifions la saturation zone par zone.
Aux angles, aux jonctions de murs et aux passages de refends, la vigilance est maximale : ce sont les points où une barrière mal conduite se troue. Sur le bâti ancien de Fréjus, où les murs ne sont jamais parfaitement réguliers, cette rigueur d’exécution fait toute la différence entre un mur qui sèche et un mur qui rechute.
Une solution qui ne demande aucun entretien
Contrairement à un traitement de surface qu’il faut renouveler, une barrière d’injection ne réclame aucun entretien. Une fois la résine polymérisée, elle reste en place dans le mur et continue de bloquer la capillarité sans intervention de votre part. Votre seul rôle, dans les mois qui suivent, est de laisser le mur sécher sans le recouvrir trop tôt d’un revêtement étanche.
C’est un avantage économique réel : l’investissement est fait une fois, sans coût récurrent. Nous vous indiquons simplement quand la finition décorative pourra être posée, une fois le taux d’humidité redescendu dans la plage saine de 40 à 60 %, vérifié à l’humidimètre.
Questions fréquentes
L’injection fonctionne-t-elle sur tous les murs ?
Combien de temps avant de voir le résultat ?
Peut-on injecter soi-même avec un kit ?
L’injection remplace-t-elle l’électro-osmose ?
Faut-il refaire les enduits tout de suite ?
La barrière peut-elle se percer avec le temps ?
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Des remontées capillaires à stopper ?
Nous confirmons la capillarité par la mesure, puis nous posons la barrière d’injection adaptée à votre mur. Diagnostic offert à Fréjus.