Les remontées capillaires à Fréjus

De l’eau qui monte par le mur
La remontée capillaire est un phénomène physique simple. L’eau du sol migre vers le haut à travers les pores de la maçonnerie, comme dans un buvard. Elle transporte des sels minéraux, nitrates et sulfates, qui cristallisent en surface sous forme de salpêtre.
- Auréole horizontale qui part du sol
- Présente été comme hiver, sans lien avec la pluie
- Lisere de sels blanchâtres au-dessus de la zone humide
Le front humide se stabilise en général entre 0,80 et 1,50 m de hauteur, là où l’évaporation de surface compense la montée de l’eau. Au-dessus, le mur reste sec. En dessous, la maçonnerie est gorgée d’humidité en permanence.
À Fréjus, le terrain aggrave le phénomène. La ville s’est construite en grande partie sur la basse plaine de l’Argens, un sol alluvionnaire limoneux où la nappe reste haute une bonne partie de l’année. Les maçonneries anciennes, en pierre du pays ou en moellon, sont épaisses et très poreuses : elles pompent l’eau du sol dès que la coupure d’étanchéité d’origine a disparu ou n’a jamais existé.
On distingue une vraie remontée capillaire d’une infiltration latérale ou d’une condensation par sa signature : l’humidité vient du bas et diminue vers le haut, elle est constante toute l’année, et elle s’accompagne de sels. Confondre les deux conduit à payer un traitement qui ne résoudra rien.
Comment nous intervenons
Le traitement de référence est l’injection d’une résine hydrophobe à la base du mur. Nous perçons une série de trous à intervalle régulier, puis nous injectons un gel ou une résine qui polymérise dans la maçonnerie et forme une barrière étanche continue. L’eau ne peut plus franchir cette ligne.
Avant l’injection, la préparation compte autant que le produit. Nous piquons les enduits dégradés et chargés de sels, car un enduit ciment classique emprisonne l’humidité et le salpêtre réapparaît. La reprise se fait avec un enduit macroporeux, qui laisse le mur respirer pendant le séchage.
Nous travaillons selon le NF DTU 20.1 pour la maçonnerie. Sur un mur de 40 à 60 cm d’épaisseur, fréquent dans le bâti ancien de Fréjus, l’injection se réalise sur une ou deux faces selon l’accès et la densité du support.
Le diagnostic préalable
- Mesure à l’humidimètre, mur par mur
- Méthode au carbure pour quantifier l’eau dans la maçonnerie
- Sonde hygrométrique de l’air ambiant
- Rapport écrit : taux relevé, cause, traitement adapté
Sondage et mesure
Relevé à l’humidimètre et repérage de la hauteur du front humide sur chaque mur concerné.
Piquage des enduits
Dépose des enduits cloqués et chargés de salpêtre jusqu’au support sain.
Perçage et injection
Injection basse pression de la résine hydrophobe pour former la barrière étanche.
Enduit assainissant
Application d’un enduit macroporeux qui gère les sels et laisse évaporer l’eau résiduelle.
Contrôle du séchage
Nouvelle mesure d’hygrométrie dans les mois qui suivent pour vérifier la descente.
Résultats et délais
Après injection, le mur cesse immédiatement d’absorber l’eau du sol. Le séchage de l’eau déjà présente prend en revanche du temps : de 6 à 12 mois selon l’épaisseur de la maçonnerie et la saison. Un mur de pierre épais du centre ancien sèche plus lentement qu’une cloison en brique.
L’objectif est de ramener l’humidité du mur vers une valeur saine de 40 à 60 %. Nous revenons mesurer le taux à l’humidimètre pour confirmer la descente. Les travaux structurels sont couverts par la garantie décennale, avec attestation remise avant le chantier.
Ce que ça coûte
Le prix d’une injection de résine se compte au mètre linéaire de mur traité. La fourchette va de 90 à 160 € le ml, selon l’épaisseur du mur, le nombre de faces à traiter et l’état des enduits à reprendre.
Ce budget reste très inférieur au coût des dégâts laissés sans traitement : plinthes et parquets à changer, peintures à refaire chaque année, dévalorisation du bien à la revente. Le diagnostic sur site est offert et sans engagement.
Les cas rencontrés à Fréjus
La basse ville, les quartiers proches de l’Argens et de la Base Nature concentrent les cas les plus nets. Sur ces terrains alluvionnaires, la nappe affleure et les rez-de-chaussée anciens n’ont aucune coupure de capillarité d’origine.
Nous intervenons aussi sur les maisons de ville mitoyennes du centre historique, où les murs en pierre partagent l’humidité d’un logement à l’autre. À La Tour de Mare, à Villeneuve ou à Caïs, le bâti plus récent n’est pas épargné dès que le vide sanitaire est mal ventilé.
Fréjus est exposée au risque d’inondation de l’Argens et les épisodes méditerranéens de l’automne rechargent la nappe. Une remontée capillaire traitée sur un mur sain tient dans la durée, à condition de ne pas la confondre avec les suites d’une crue, qui relèvent d’un autre traitement.
Un technicien SUD RENAISSANCE se déplace à Fréjus, mesure l’hygrométrie et remet un rapport écrit avec le traitement adapté.
Remontée, infiltration ou condensation ?
Trois humidités différentes produisent des taches en bas de mur, et chacune appelle un traitement distinct. Se tromper de cause, c’est engager des travaux qui ne règlent rien et payer une seconde fois.
- Remontée capillaire : l’eau vient du sol, monte de 0,80 à 1,50 m, sels présents toute l’année
- Infiltration latérale : mur enterré côté terre, humidité qui suit les épisodes de pluie
- Condensation : buée sur les surfaces froides, aggravée en hiver et dans les pièces peu ventilées
- Refoulement de nappe : eau qui monte après un épisode méditerranéen, spécifique à la plaine
Notre diagnostic à l’humidimètre, complété si besoin par la méthode au carbure, mesure l’eau réellement présente dans la maçonnerie. Le rapport écrit indique la cause retenue et le traitement pertinent, sans injection proposée par défaut.
Sur un même bâtiment de la plaine de l’Argens, plusieurs causes se cumulent souvent : capillarité au rez-de-chaussée et condensation dans une pièce d’eau mal ventilée. Nous les traitons dans l’ordre de priorité, en commençant par la source la plus active, pour éviter les travaux inutiles.
Le point de rosee joue aussi un rôle. Un mur saturé par capillarité reste froid, ce qui déclenche de la condensation surfacique en hiver. En coupant la remontée, on supprime souvent, du même coup, une partie de la condensation qui l’accompagnait. C’est pourquoi un diagnostic complet vaut mieux qu’un traitement isolé.
Questions fréquentes
Comment être sûr que c’est une remontée capillaire ?
L’injection abîme-t-elle le mur ?
Faut-il quitter le logement pendant les travaux ?
La barrière d’injection dure-t-elle ?
Pourquoi le salpêtre revient après une simple peinture ?
Combien de temps dure le chantier ?
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Un bas de mur qui s’effrite ? Faites-le diagnostiquer
Nous mesurons la hauteur et l’origine de l’humidité avant de proposer quoi que ce soit. Vous saurez si c’est bien une remontée capillaire et ce qu’il faut faire.